La réalité est plus gênante. Le Cameroun est suspendu ou en risque de suspension ITIE depuis des années pour retard de publication. Le rapport ITIE 2022 n’est sorti qu’en 2024. Le rapport 2023 est toujours attendu fin 2026. On va à Bruxelles parler de transparence quand on publie ses chiffres avec 3 ans de retard.
Autre angle mort : la publication des contrats. Le code minier de 2023 impose la transparence, mais combien de conventions Mini-Martap, Mbalam, Etinde sont réellement en ligne et lisibles ? Combien de bénéficiaires effectifs de ces juniors australiennes et britanniques sont connus à Yaoundé ?
Le ministre plaide pour attirer les investisseurs alors que la production pétrolière va chuter de 24,6% en 2027 et que Perenco, qui assure 70% de la production, négocie ses contrats en position de force. La transparence ne suffit plus à attirer, il faut de la prévisibilité fiscale et ferroviaire.
Bruxelles aime les beaux discours. Les investisseurs, eux, regardent les rapports ITIE. Et ils sont vides.
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