Comment la Banque Centrale (BEAC) va-t-elle acheter un or qu’elle ne contrôle pas ? Le Cameroun produit officiellement 2 à 3 tonnes d’or par an, mais les experts estiment que plus de 90% part en contrebande vers Dubaï via des réseaux bien organisés. La SONAMINES, censée canaliser l’or artisanal, est quasi inaudible depuis sa création.
La BEAC possède 6,28 tonnes et se félicite d’une plus-value de 492,9 milliards grâce à la hausse des cours. Mais cette plus-value est virtuelle tant que la production locale n’est pas sécurisée. Sans comptoirs d’achat agréés, sans traçabilité et sans prix compétitif face aux trafiquants, la stratégie risque de rester une note de politique monétaire.
Le paradoxe : Oriole Resources annonce 51 tonnes à Mbe, mais ce gisement ne produira pas avant 2028-2029. D’ici là, la BEAC achètera quoi ? L’or des orpailleurs qu’elle n’arrive pas à encadrer depuis 10 ans ?
On ne dédollarise pas une économie avec des intentions. On la dédollarise avec une chaîne de valeur. Elle n’existe pas.
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