Abidjan affiche ses ambitions : passée de 13,2 tonnes d’or en 2012 à 59,33 tonnes en 2025, la production doit atteindre 62 tonnes en 2026. Le pays veut devenir le hub minier ouest-africain, devant le Ghana et le Mali. Plusieurs permis d’or ont été distribués.
La stratégie est claire : multiplier les permis d’exploration pour attirer les juniors australiennes et canadiennes. Sur le papier, c’est efficace. La Côte d’Ivoire est perçue comme stable, avec un code minier attractif.
Mais l’accumulation de permis pose deux problèmes. D’abord, le faible taux de transformation. Sur 59 tonnes produites, combien sont raffinées localement ? Ensuite, le contrôle. Avec des dizaines de permis actifs, l’administration des mines a-t-elle les moyens de suivre les travaux, l’environnement, le contenu local ?
L’exemple burkinabè montre qu’on peut collecter plus en resserrant l’étau. L’exemple ivoirien parie sur l’ouverture. Deux modèles qui s’opposent. Reste à savoir lequel laissera le plus aux communautés riveraines, au-delà des chiffres de production nationale.
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