La bouteille orange va-t-elle enfin revenir ? C’est l’espoir qui renaît dans quelques dépôts SCTM de Douala et Yaoundé.
Depuis juin 2026, la bouteille de la Société Camerounaise de Transformation Métallique (SCTM), leader historique du gaz domestique avec 38% de parts de marché selon la SCDP, a quasiment disparu des points de vente. Une pénurie qui a laissé de nombreux ménages sans solution de recharge.
L’origine du blocage est financière, non technique. La dette de la SCTM est estimée à 4 milliards de FCFA. Elle concerne principalement Tradex, l’importateur public qui assure seul l’approvisionnement en GPL depuis le départ du navire Hilli Episeyo en juillet, et qui a suspendu ses livraisons. La SCTM cumule aussi des arriérés envers la SCDP pour le stockage.
Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a reconnu le 28 août la nature financière du blocage. Il a chargé la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH) de mener des concertations entre la SCTM et ses créanciers. Depuis, aucune annonce officielle de reprise n’a été faite.
Pourtant, sur le terrain, des signaux faibles apparaissent. Des ménages signalent de premiers arrivages timides à Douala, notamment chez le distributeur Ange Raphaël et à Rail Bonabéri, ainsi qu’à Yaoundé au quartier Mimboman. Le ministère du Commerce organise également des ventes spéciales dans la capitale, mais sans préciser s’il s’agit de stocks SCTM.
La disponibilité reste donc très limitée et non confirmée par la direction de la SCTM.
Cette rareté a fait exploser les prix. La bouteille de 12,5 kg, au prix officiel de 6 500 FCFA, s’échange entre 10 000 et 15 000 FCFA au marché noir à Douala. De nombreux ménages, faute de pouvoir recharger, échangent leur bouteille SCTM vide contre celle d’une autre marque (TotalEnergies, Tradex…), en payant un supplément.
Le retour du leader ? Pour l’instant, ce n’est qu’une rumeur de dépôt.
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