Avec 7,9 millions de tonnes attendues en 2026, le Tchad affiche une progression de 3,9%, la meilleure performance de la zone avec le Congo. Il confirme ainsi sa troisième place de producteur régional derrière le Congo, leader avec 13,7 millions de tonnes en hausse de 1,5%, et le Gabon avec 10,8 millions de tonnes mais en baisse de 3,6%.
A l’inverse, la dégringolade se poursuit ailleurs. La Guinée équatoriale devrait chuter de 12,5% à seulement 2,8 millions de tonnes, pénalisée par le déclin de ses champs matures de Zafiro. Le Cameroun suit la même tendance avec une baisse de 3,7% à 2,6 millions de tonnes, au plus bas depuis deux décennies.
Ce recul s’explique par le manque d’investissements en exploration, le vieillissement des gisements de la péninsule de Bakassi et du bassin du Rio del Rey et les retards sur les projets gaziers comme Yoyo et Etinde.
Pour la BEAC, les conséquences sont directes. Le pétrole reste la principale source de devises et de recettes budgétaires pour la CEMAC. Une baisse de production fragilise les réserves de change qui couvrent à peine 4,5 mois d’importations et accentue la dépendance aux subventions.
Le Tchad fait figure d’exception grâce à la remise en production de Mangara et Badila opérée par le consortium PetroChad et à la stabilité retrouvée sur le pipeline Tchad-Cameroun. Une résilience qui pourrait s’éroder si les prix du brut repassent sous les 70 dollars.
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