La Société nationale des hydrocarbures (SNH) a présenté une nouvelle campagne d’attribution de licences d’exploration pétrolière et gazière lors de l’African Energy Week, organisée au Cap, en Afrique du Sud, du 12 au 16 octobre 2026.
L’offre comprend six blocs répartis entre trois bassins sédimentaires. Ndian River et Bakassi se trouvent dans le bassin du Rio del Rey ; Kombe-Nsepe et Bomono dans celui de Douala/Kribi-Campo ; tandis que Zina et Makary sont situés dans le bassin du Logone-Birni, dans le nord du pays.
Selon les informations présentées par la SNH, les six périmètres disposent de données sismiques 2D. Ces relevés fournissent une première lecture des structures géologiques souterraines et permettent aux candidats d’évaluer le potentiel des zones avant de définir leurs programmes d’exploration.
Les candidatures doivent être déposées au plus tard le 28 mai 2027, et les résultats sont attendus en juin de la même année.
La réintroduction de Zina et Makary retient particulièrement l’attention. Les activités d’exploration dans cette zone avaient été suspendues en 2014 pour des raisons de sécurité liées aux attaques de Boko Haram. La remise sur le marché de ces blocs pourrait permettre de réexaminer leur potentiel, à condition que les risques sécuritaires et les questions contractuelles soient suffisamment clarifiés.
Les quatre autres blocs figuraient déjà dans une précédente campagne d’attribution. Leur nouvelle mise en concurrence souligne la difficulté à convertir l’intérêt suscité par les opportunités géologiques en engagements d’investissement.
Pour le Cameroun, l’objectif est de renouveler les réserves et de freiner le déclin de la production des champs matures. La SNH espère notamment attirer des opérateurs capables de financer des études complémentaires, d’acquérir de nouvelles données sismiques et, à terme, de réaliser des forages d’exploration.
Cependant, la présence de données sismiques et la proximité de zones productrices ne garantissent pas une découverte commerciale. Les candidats devront évaluer les coûts, les infrastructures disponibles, les risques géologiques et les conditions contractuelles.
Le succès de cette campagne se mesurera donc moins au nombre de blocs proposés qu’à la qualité des offres reçues, aux engagements de travaux obtenus et à la capacité de transformer l’exploration en nouvelles ressources exploitables.
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