Le groupe De Beers a produit 6,8 millions de carats de diamants bruts au troisième trimestre 2026, soit une baisse de 11 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les chiffres publiés le 20 octobre mettent en évidence des évolutions contrastées entre les sites miniers et rappellent les difficultés auxquelles le secteur du diamant naturel reste confronté, notamment dans les segments les plus sensibles aux prix.
Le Botswana, l’un des principaux centres de production du groupe, a extrait 4,83 millions de carats sur le trimestre, contre 6,03 millions un an auparavant, soit un recul de 20 %. De Beers attribue principalement cette baisse à des opérations de maintenance planifiée à Orapa. En Afrique du Sud, la production a diminué de 37 %, à 418 000 carats, dans un contexte de ralentissement de l’activité à Venetia avant une pause de production prévue sur deux ans. Ces facteurs opérationnels expliquent une partie du recul et ne doivent pas être interprétés seuls comme une mesure de la demande mondiale.
Le marché évolue également sous l’effet de la concurrence des diamants synthétiques, qui pèse particulièrement sur les catégories de diamants naturels de valeur plus faible. De Beers indique que son prix moyen réalisé depuis le début de l’année a diminué de 37 %, à 97 dollars par carat, évolution liée à la baisse de l’indice moyen des prix du brut et à la composition des ventes. Les producteurs doivent donc ajuster leurs volumes, leurs coûts et leur stratégie commerciale à un environnement changeant.
Malgré le recul trimestriel, le groupe a relevé sa prévision de production annuelle pour 2026 à une fourchette de 25 à 28 millions de carats. Cette révision tient notamment compte de l’évolution de sa participation dans la mine canadienne de Gahcho Kué. La société continue toutefois de surveiller les conditions du marché afin d’adapter son offre à la demande.
Pour les économies africaines productrices, les résultats de De Beers sont importants en raison des recettes d’exportation, des emplois et des revenus publics liés au secteur. Le Botswana devra notamment composer avec les opérations de maintenance à venir et l’évolution de la demande. À moyen terme, la diversification économique, la transformation locale et une meilleure valorisation des ressources restent des leviers pour réduire la dépendance aux cycles du diamant.
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