Le couperet est tombé le 12 octobre 2026 à Yaoundé. Dans sa circulaire N°001 portant préparation du budget 2027, le Président Paul Biya ordonne l’arrêt net.
Point 66, page 19, noir sur blanc : « Au regard du volume d’engagement déjà ouvert dans certaines administrations, l’accent devra être mis sur le parachèvement des projets déjà entamés ; le démarrage de nouveaux projets est proscrit, selon le cas, pour le budget 2027. A cet effet, les enveloppes allouées à ces administrations seront essentiellement consacrées à la conduite des projets en cours, afin de permettre une budgétisation conséquente des opérations en vue de leur mise en service. »
En 2027, il n’y aura pas un franc pour Kikot, pas un franc pour Grand Eweng, pas un franc pour les 15 centrales solaires promises avec l’Alliance Solaire Internationale. Tout l’argent ira aux chantiers fantômes.
Le point 62 renforce l’interdiction : « Les nouveaux projets pourront être programmés dans l’espace budgétaire disponible en Autorisation d’Engagement et Crédits de Paiement, après la prise en compte préalable des projets en cours. » Il n’y a plus d’espace. Le budget 2026 est déjà saturé par Nachtigal et la remise à niveau du réseau.
Pour le secteur électrique, c’est un aveu d’échec. SONATREL n’a jamais fini le second corridor 225 kV Mangombé-Bekoko pour évacuer les 420 MW de Nachtigal. Résultat, Douala est dans le noir alors que le barrage tourne à vide. En 2027, on lui donne une dernière chance de finir, pas de commencer ailleurs.
Combien de projets sont concernés ? Au moins 12 selon nos comptages : 4 lignes HT, 3 postes sources, 5 mini-grids solaires du PASET. Tous à l’arrêt faute de décaissement.
La question qui fâche : comment atteindre 4 000 MW en 2030 si on s’interdit de lancer quoi que ce soit en 2027 ?
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