Le projet d’achats directs vise à organiser autrement l’approvisionnement en carburants et à réduire les risques de perturbation. Selon les informations rapportées dans les médias locaux, la raffinerie Dangote au Nigeria et la Société congolaise des industries de raffinage (SOCIR) veulent marcher main dans la main. Une ligne de financement pouvant atteindre 100 millions de dollars, proposée par UBA, aurait également été évoquée. Ces éléments doivent être confirmés par des documents officiels afin de préciser s’il s’agit d’une proposition, d’un accord conclu ou d’un mécanisme déjà opérationnel.
La diversification des sources d’achat peut présenter plusieurs avantages : élargir le nombre de fournisseurs, mieux négocier les conditions commerciales et réduire la dépendance à des circuits d’approvisionnement particuliers. Toutefois, l’achat direct ne supprime pas les contraintes logistiques. Les volumes doivent être disponibles, les contrats doivent fixer les conditions de qualité et de livraison, et les importateurs doivent disposer de financements adaptés au calendrier des paiements.
Le transport des produits jusqu’aux dépôts congolais constitue une autre étape déterminante. Les coûts du fret, les délais portuaires, les capacités de stockage et la distribution intérieure influencent le prix final et la disponibilité dans les stations-service. Une amélioration à l’achat peut donc être limitée si des goulets d’étranglement persistent dans la logistique ou si les stocks sont mal répartis entre les régions.
Pour les automobilistes et les transporteurs de Kinshasa, la priorité reste la disponibilité régulière des carburants. Les files d’attente signalées dans certaines stations illustrent la nécessité de suivre les volumes livrés et la fréquence du réapprovisionnement. Il convient cependant de ne pas généraliser une difficulté locale à l’ensemble du pays sans données plus complètes sur les autres villes et provinces.
Les prochains points à surveiller sont la confirmation du financement, la signature éventuelle des contrats, les premières livraisons et les volumes effectivement mis sur le marché. Il faudra également suivre les éventuelles déclarations des autorités sur les prix et la politique de stockage. Ces éléments permettront d’évaluer si le dispositif apporte une amélioration durable ou s’il reste à l’étape de projet.
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Source à consulter : LePoint.cd — rubrique Énergie et ressources naturelles :
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