(Watt Infos) C’est l’annonce qui change la donne pour l’écosystème vert camerounais. Du 28 au 31 octobre 2026 à Douala, la première Foire internationale sur les énergies renouvelables en Afrique (FIERA) ne vient pas seulement exposer des panneaux (solaire), elle vient avec un carnet de chèques. Potentiel annoncé : jusqu’à 150 milliards FCFA d’investissements à capter.
Loin des salons classiques, l’ambition affichée sous le thème « Les énergies renouvelables pour l’indépendance énergétique de l’Afrique » est claire : faire des énergies renouvelables un levier d’emplois et de business pour la jeunesse.
Le vrai problème n’est pas l’idée, c’est la bancabilité
Le diagnostic est partagé par le Dr Yaya Saïdou, chef de la cellule de l’Observatoire économique à la Communauté urbaine de Douala. Des centaines de projets d’étudiants et de jeunes entrepreneurs existent, mais échouent au même endroit : le montage financier. Un investisseur ne finance pas une bonne idée, il finance un projet structuré, avec un business plan, un retour sur investissement et un impact social mesurable.
C’est tout l’enjeu de cette édition. Il s’agit de transformer des porteurs d’idées en chefs de start-up capables de parler le langage des fonds.
Le pari du J+7 : ne pas s’arrêter à la foire
La rupture proposée par Ludovic Dassi, coordonnateur général de la FIERA-Douala 2026, est là. L’événement s’inscrit dans la stratégie nationale visant à porter à 25% la part des énergies diversifiées hors hydroélectricité, soit 150 MW supplémentaires.
Mais surtout, il innove avec le programme « FIERA 2026 J+7 ». Les organisateurs s’engagent à suivre les jeunes sélectionnés sept jours après la clôture, jusqu’à leur mise en relation directe avec les partenaires financiers. On passe d’une logique d’événementiel à une logique d’incubateur.
Sous le parrainage du gouvernement camerounais, du Ministère de l’Eau et de l’Energie et de la Mairie de Douala, la foire prévoit expositions, conférences, ateliers techniques et surtout des Deal Rooms B2B et B2G.
Le succès ne se mesurera pas au nombre de visiteurs. Il se mesurera au nombre de conventions signées. Si Douala parvient à convertir ne serait-ce que 15% des 150 milliards annoncés en projets financés, alors la FIERA aura réussi : faire de Douala la capitale où les watts deviennent des emplois.
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