Et si l’avenir de l’énergie verte s’écrivait au Cameroun ? C’est le pari de Farhad Energy, qui s’apprête à implanter un complexe industriel majeur sur le port en eau profonde de Kribi.
Le concept est simple et circulaire : transformer ce qui est aujourd’hui brûlé, abandonné ou perdu – résidus de scieries, coques de palmiste et déchets ménagers – en combustibles verts à haute valeur ajoutée. Aucun arbre ne sera abattu.
Installée en bordure du quai de Kribi Multipurpose Terminal (KMT), l’usine vise une production de 20 000 tonnes de granulés par mois, avec un export direct par voie maritime vers l’Europe et l’Asie, marchés en forte demande de biomasse durable.
Le site s’articulera autour de trois lignes de production distinctes : granulés de bois certifiés ISO 17225-2 (40 à 45 t/h) ; combustible de palmier à partir de coques, fibres et rafles ; CSR à partir de déchets ménagers triés. Sa devise est « Rien ne se perd. »
Un approvisionnement déjà sécurisé
Loin d’être un projet sur papier, l’approvisionnement est cartographié. Farhad Energy annonce 181 unités de transformation du bois et 11 sites et sociétés du palmier identifiés dans 4 régions : Sud, Littoral, Sud-Ouest et Est. Une flotte de 52 véhicules, camions et engins et 15 collecteurs sur le terrain sont prévus sur 4 zones de collecte.
Côté chiffres, le projet pèse lourd. L’investissement global est estimé à 17 milliards de FCFA, dont 16 milliards de FCFA de financement bancaire déjà notifié. Le lancement de l’usine est prévu entre février et mars 2028.
À pleine capacité, le business plan projette 27 milliards de FCFA de chiffre d’affaires annuel, 225 emplois directs et 85% de la production exportée.
Porté par Frank Loubafo, formé dans les grandes maisons de négoce énergétique internationales et revenu bâtir au Cameroun, Farhad Energy résume son ambition en trois verbes : « Transformer nos ressources ici. Créer de la valeur ici. Employer nos jeunes ici. »
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