Portée par le ministère de l’Economie et du Pétrole, la mesure couvrira toutes les phases, de l’exploration au traitement. Le barème et la date d’entrée en vigueur seront fixés par décret, mais le signal politique est fort. Le Gabon, qui s’est engagé à réduire de 50% son torchage (gaz) d’ici 2030 dans le cadre de l’initiative Zero Routine Flaring de la Banque mondiale, passe à l’action.
Sur le terrain, la pratique reste massive. Faute d’infrastructures de collecte et de valorisation, une partie du gaz extrait avec le pétrole est brûlée à la torche sur les plateformes du bassin côtier. Selon les données satellitaires de la Banque mondiale, le Gabon affiche une intensité de torchage par baril supérieure à la moyenne mondiale, même s’il reste loin derrière le Nigeria en volume absolu.
Les opérateurs historiques sont dans le viseur. Perenco, devenu premier producteur après le rachat des actifs de Shell et Total, Assala Energy qui exploite Rabi, Maurel & Prom et Vaalco Energy exploitant des champs matures à faible rentabilité gazière. Pour ces champs, monétiser le gaz associé n’a jamais été rentable.
Cette taxe pourrait accélérer des projets de valorisation comme la production de GPL, l’alimentation de centrales à gaz ou la réinjection. Elle s’inscrit aussi dans la stratégie de transition du Gabon qui veut monétiser son gaz plutôt que le brûler tout en générant de nouvelles recettes fiscales.
Dans le même temps, Libreville a choisi de maintenir les prix à la pompe inchangés depuis janvier 2024 à 595 FCFA le litre d’essence, le plus bas de la CEMAC, au prix d’une subvention qui a explosé à 55,3 milliards FCFA.
A lire aussi
Pétrole CEMAC 2026 : le Tchad seul en croissance face au déclin du Cameroun et du Gabon
1 Commentaire