L’objectif est de connecter les champs GTA et Sangomar aux centrales de la Senelec et de baisser la facture électrique. Aujourd’hui, le pays brûle encore du fioul lourd importé pendant que son GNL est vendu sur le marché international. Une aberration économique que le ministre de l’Énergie veut corriger.
C’est le sens de la stratégie Gas-to-Power, adossée à une autre annonce choc : 109 blocs pétroliers et gaziers mis sur le marché. Du jamais vu. Le Sénégal cherche à attirer les juniors et majors pour explorer son offshore profond.
Le discours est séduisant : faire du pétrole un catalyseur de développement durable, pas une rente. Mais le défi est immense. Comment mobiliser 530 millions d’euros quand la dette énergétique de la Senelec dépasse déjà les 300 milliards ? Comment garantir la transparence sur les bénéficiaires effectifs, chantier que le Sénégal lui-même reconnaît comme prioritaire ?
L’entrée dans le club des producteurs est une opportunité, mais aussi un piège. Les exemples du Tchad ou du Congo montrent que sans industrie locale et sans gouvernance, le gaz peut enrichir les traders sans électrifier les ménages. Les cinq jours de roadshow au Cap diront si les investisseurs croient au modèle sénégalais ou s’ils attendent des conditions fiscales plus agressives.
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