Une étape majeure pour ce projet exploré depuis près de dix ans. Le potentiel géologique est évalué à plus de 14 tonnes d’or selon les estimations conformes JORC. Mais le premier plan minier est plus modeste. Oriole ne vise que 2,2 tonnes sur sept ans, soit environ 70.000 onces, avec un investissement initial de 52 millions d’euros.
Pourquoi si peu ? Parce que la société veut démarrer par une petite mine à ciel ouvert à faible capex pour prouver la rentabilité avant d’étendre. Le modèle est celui de la junior qui dérisque. La rentabilité dépendra du cours de l’or qui flirte avec les 2.600 dollars l’once, des coûts d’exploitation et surtout de la convention minière en négociation.
Le PDG Martin Rosser a été reçu le 11 octobre par le Directeur Général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, pour discuter des régimes fiscaux. Le dossier est examiné par le ministère des Mines par intérim sous confidentialité.
Bibemi pourrait devenir la cinquième mine d’or industrielle après Colomine et la première dans le Grand Nord, région jusqu’ici dominée par l’orpaillage artisanal. Le gouvernement y voit un moyen d’assainir la filière, de créer des emplois et d’augmenter les recettes.
Mais le calendrier reste incertain. Obtention du permis, étude d’impact environnemental, construction : la première coulée n’est pas attendue avant 2028. Pour le Cameroun, qui vise 4 filières structurantes fer, bauxite, calcaire et or, Bibemi est un test de sa capacité à transformer son potentiel géologique en production réelle.
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