Par Watt Infos – http://wattinfos.com, La puissance de l’information
-Le chiffre est brutal et résume la crise énergétique du secteur productif. Selon le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam), 65% des entreprises camerounaises utilisent aujourd’hui des groupes électrogènes pour maintenir leurs activités.
Loin d’être une solution d’appoint, la production autonome est devenue la norme face aux délestages et à l’instabilité du réseau de Socadel [ex-ENEO].
Le coût est exorbitant : selon le patronat, l’électricité produite par un groupe coûte entre deux et sept fois plus cher que le kWh fourni par Socadel. Une charge qui plombe directement la compétitivité des entreprises.
Triple peine pour les entreprises
Dans sa dernière note de conjoncture, le Gecam dresse un tableau sombre qui va au-delà de l’énergie :
- Investissement public en chute libre : -74,4% au premier trimestre 2026. L’État, premier donneur d’ordre, se retire.
- Crédit bancaire plus rare et plus cher : Diminution des crédits bancaires aux entreprises et hausse du taux débiteur moyen, passé de 8,26% à 9,03%. Emprunter pour investir coûte plus cher.
- Pression fiscale et infrastructures : Le Gecam pointe une pression fiscale jugée étouffante et l’état des infrastructures routières et ferroviaires qui renchérit les coûts logistiques.
Les revendications du patronat
Face à ce triptyque, le Gecam réclame deux mesures d’urgence :
– Une refonte du Code général des impôts
– Une pause fiscale pour relancer l’investissement privé et compenser le surcoût énergétique
En clair : sans électricité fiable et abordable, pas de compétitivité. Le groupe électrogène, censé être une solution de secours, est devenu le symbole d’une économie qui tourne au ralenti.
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